L eau

Les annees a venir vont etre tres difficile en matiere d alimentation en eau potable sur la terre.

L eau deviendra dans quelques annnees l.or ou le petrole d aujourd hui…Mettre en place une vraie politique d approvisionnement en eau potable devient necessaire et urgent.

Water challenges 2

French water partnerhips technology

Water 2 huge challenges: Pollution and extreme weather hazards including flooding

INNOVATIONS AND FRENCH KNOW-HOW

French water stakeholders have innovative know-how to address major water challenges.

OBJECTIVES

Since the 1960s, the definition and implementation of French water policy has been based on a process of continuous innovation.

The result is the creation of effective governance and the development of technological, environmental and social innovations in close connection with an effective training system. This policy resulted in numerous progresses concerning the protection of water resources.

Two challenges still lie ahead : the reduction of agricultural pollution and the response to extreme weather hazards including flooding and drought.

Water challenges

Acces to water

ACCESS TO WATER

Making access to drinking water an effective right for all The members of the French Water Partnership support the 2010 United Nations General Assembly declaration which recognizes the right to drinking water and sanitation as a human right. Yet despite this declaration, this right is far from being a reality for all human beings. According to the WHO and UNICEF (JMP 2014 report), 1.8 billion people currently consume water contaminated by fecal matter. The question therefore remains as to how this right should be implemented, particularly as issues differ significantly between countries, and urban and rural areas.

OBJECTIVES

The members of the French Water Partnership ask for :

• The effective implementation of the human right to drinking water
Above and beyond official recognition, the human right to drinking water must be implemented effectively by each State, in particular via the establishment of an appropriate legislative and regulatory framework, the interdependent sharing of costs so that prices are affordable for each category of users and user participation in water management.

• The involvement and reinforcement of local actors (local authorities, civil society and private operators) in the implementation of local public water services
The responsibilities of various public authorities, service managers and users should be specified. In order to be effective, their collaboration can be based on contractual agreements. A monitoring and regulation mechanism provided by the public authorities will be able to ensure good governance of services. In addition, the focus should be on cooperation among the different types of actors in the sector (public authorities, operators and users) and the effective involvement of citizens so as to enable a good management of water services.

• Mobilization of sustainable funding that meets the population’s needs
Access to drinking water is financed primarily by three types of funding (the 3 Ts) : tariffs, taxes and transfers. This type of funding can be completed through innovative means of financing coming from decentralized solidarity mechanisms (for instance the 1% solidarity mechanism as mentioned in the Oudin- Santini law in France) or other types of funding. Equalization payments aiming to balance the gaps between the richest and poorest populations can be envisioned so as to insure access to drinking water services for the poorest populations, at an affordable price.

• Improvement of monitoring databases for the sector
Monitoring indicators and systems must be improved in order to communicate the extent of real needs in terms of access to drinking water and ensure the effective follow-up and assessment of progress.

L eau ! un enjeu majeur du 21e siecle

La Question de l eau! Au Niger, chez les nomades.

Aïssa Maïga: au Niger, «le mode de vie des nomades entravé par la question de l’eau»

Publié le : 21/03/2022 – 07:56Audio 03:59Podcast

Collecte d’eau dans les plaines reculées du Niger. Une image tirée du documentaire «Marcher sur l’eau», réalisé par Aïssa Maïga, sorti en France le 10 novembre 2021. © Rousslan Dion, Bonne Pioche Cinéma – 2021

Par :Laurent CorreauSuivre

4 mn

Dakar accueille à partir de ce lundi 21 mars le 9e forum mondial de l’eau. Ce rendez-vous sera l’occasion de débattre de thèmes comme la sécurité dans l’accès à l’eau, l’assainissement, ou l’importance de l’eau dans le développement rural. Ces derniers mois, un documentaire – Marcher sur l’eau, réalisé par la comédienne Aïssa Maïga- a illustré à quel point les difficultés d’accès à l’eau pesaient sur les communautés villageoises. Le film, tourné pendant plusieurs mois dans un village du Niger, Tatiste dans la région de Tahoua, donne la parole à ses habitants. Aïssa Maïga est notre invitée Afrique.

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RFI : Ce qui frappe quand on découvre avec vous le village de Tatiste, c’est de voir à quel point ce village est victime dans son quotidien du changement climatique. « Notre monde a subi un bouleversement, les temps qu’on connaissait sont révolus », explique d’entrée de jeu le chef de village Biguel Boulessey.

Aïssa Maïga : Tout à fait. C’est une des choses qui m’a vraiment frappé, c’est l’idée que le réchauffement climatique a complètement transformé le rythme des pluies, et donc l’accès à l’eau en une ou deux générations. Le mode de vie d’une population nomade, les Peuls Wodaabe, se retrouvent absolument entravés avec la question de l’eau qui est entêtante et avec une sédentarisation forcée qui ne permet pas non plus de faire face à tous les problèmes liés au manque d’eau.

Très concrètement explique le chef de village, il n’y a plus autant de marigots qu’avant, maintenant il ne reste plus que l’eau des puits, et le puits est vraiment un lieu essentiel…

Oui, le puits est l’endroit où se réunissent des centaines de personnes tous les jours, et c’est également l’endroit où on peut puiser cette eau avec l’aide des ânes qui sont attachés à trois ou quatre, en plus de la force humaine, pour soulever l’eau. Elle est tellement profondément enfouie que c’est vraiment une épreuve de force, et il arrive aussi que les hommes, qui sont en état de le faire, restent toute la journée au puits. Non pas parce qu’ils ont besoin de le faire pour eux, mais parce qu’il y a tout au long de la journée certaines femmes qui ne sont pas accompagnées d’hommes, des enfants qui viennent là qui sont sans adultes. Et il y a une solidarité qui s’organise autour du puits parce que sans cette solidarité-là les gens ne s’en sortent pas tout simplement.

On en arrive à une conséquence très concrète des problèmes d’accès à l’eau visible dans votre documentaire, c’est que la recherche de l’eau c’est une activité qui prend du temps, beaucoup de temps…

Oui, c’est chronophage, et on le ressent dans la vie des enfants également. Dans un village comme Tatiste, il y a une école. Les parents se mobilisent pour que leurs enfants soient scolarisés, mais quand dans une journée, les parents vont au puits et qu’ensuite le père doit aller s’occuper du bétail et que la mère elle doit s’occuper du repas, il arrive évidemment qu’on demande aux enfants de prendre le relai. Donc ces enfants qui sont dans ces salles de classe sont amenés au cours de la matinée, ou au cours de l’après-midi, à devoir quitter la classe pour participer à la corvée familiale. Et donc vous pouvez imaginer ce que ça donne dans une classe, c’est une déperdition d’énergie qui est absolument faramineuse et c’est un absentéisme forcé.

Les enfants donc quittent la salle de cours, mais les adultes aussi sont amenés à s’éloigner de plus en plus du village. L’un des habitants de Tatiste l’explique d’ailleurs dans votre caméra, « le manque d’eau en a fait partir beaucoup c’est pourquoi nous sommes si peu nombreux à Tatiste ».

Alors, c’est toute la structure familiale qui explose en raison du manque d’eau. Pour sauver le cheptel, les hommes vont partir seuls, sans leur famille parce que pour trouver des terres sur lesquelles il y a de quoi nourrir les bêtes, il faut aller de plus en plus loin. Et les mères, les femmes, partent dans les capitales des pays voisins, elles partent en petits groupes, elles essayent de ne pas voyager seules, et elles atteignent la capitale du Nigeria, du Togo, du Benin, ou ailleurs pour faire des petits boulots. Dans ce contexte, les enfants, les jeunes restent au village et il n’est absolument pas rare qu’une jeune fille soit à la tête de sa famille comme c’est le cas de Houlaye dans le film qui doit s’occuper de sa fratrie en l’absence de ses parents. Et ça, c’est quelque chose qu’on n’imagine pas forcément que le réchauffement climatique et le manque d’eau qu’il génère dans certains endroits a ce genre de conséquences sur la structure familiale et sur l’existence quotidienne de ces familles.

Access to water

ACCESS TO WATER

Making access to drinking water an effective right for all The members of the French Water Partnership support the 2010 United Nations General Assembly declaration which recognizes the right to drinking water and sanitation as a human right. Yet despite this declaration, this right is far from being a reality for all human beings. According to the WHO and UNICEF (JMP 2014 report), 1.8 billion people currently consume water contaminated by fecal matter. The question therefore remains as to how this right should be implemented, particularly as issues differ significantly between countries, and urban and rural areas.

OBJECTIVES

The members of the French Water Partnership ask for :

• The effective implementation of the human right to drinking water
Above and beyond official recognition, the human right to drinking water must be implemented effectively by each State, in particular via the establishment of an appropriate legislative and regulatory framework, the interdependent sharing of costs so that prices are affordable for each category of users and user participation in water management.

• The involvement and reinforcement of local actors (local authorities, civil society and private operators) in the implementation of local public water services
The responsibilities of various public authorities, service managers and users should be specified. In order to be effective, their collaboration can be based on contractual agreements. A monitoring and regulation mechanism provided by the public authorities will be able to ensure good governance of services. In addition, the focus should be on cooperation among the different types of actors in the sector (public authorities, operators and users) and the effective involvement of citizens so as to enable a good management of water services.

• Mobilization of sustainable funding that meets the population’s needs
Access to drinking water is financed primarily by three types of funding (the 3 Ts) : tariffs, taxes and transfers. This type of funding can be completed through innovative means of financing coming from decentralized solidarity mechanisms (for instance the 1% solidarity mechanism as mentioned in the Oudin- Santini law in France) or other types of funding. Equalization payments aiming to balance the gaps between the richest and poorest populations can be envisioned so as to insure access to drinking water services for the poorest populations, at an affordable price.

• Improvement of monitoring databases for the sector
Monitoring indicators and systems must be improved in order to communicate the extent of real needs in terms of access to drinking water and ensure the effective follow-up and assessment of progress.

L eau en Afrique

Eaux Vivantes
Des faits sur Préserver la source de la vie L’eau en Afrique
L’Afrique semble bénie des dieux pour ce qui est des ressources hydriques, qu’il s’agisse des grands fleuves – parmi lesquels le Congo, le Nil, le Zambèze et le Niger – ou du lac Victoria, le deuxième plus vaste au monde.
Pourtant, l’Afrique est le deuxième continent le plus sec après l’Australie, et des millions d’Africains subissent des pénuries d’eau tout au long de l’année. Ces pénuries sont souvent dues à une répartition inégale de la ressource – bien des régions où l’eau est abondante sont peu peuplées – et à sa gestion déficiente. Le bassin du Congo, où 30 pour cent de l’eau du continent draine un territoire habité par seulement 10 pour cent de la population africaine, illustre bien cette disparité dans la disponibilité de l’eau.


Pénurie d’eau
Quatorze pays d’Afrique pâtissent déjà d’une raréfaction de leurs ressources en eau, et on estime que 11 autres pays devraient connaître le même sort à l’horizon 2025, où près de 50 pour cent de la population africaine prévisible – 1,45 milliard de personnes – devra faire face à une situation de raréfaction, voire de pénurie d’eau. En Afrique subsaharienne, près de 51 pour cent de la population – soit 300 millions de gens – n’a
pas accès à une eau de qualité et 41 pour cent ne bénéficie pas de conditions sanitaires décentes.
Plus de 80 bassins fluviaux et lacustres du continent africain sont partagés entre deux ou plusieurs Etats, et de nombreux pays sont tributaires de l’eau apportée par des fleuves et rivières dont la source se situe hors des frontières nationales. Certains projets d’infrastructure à grande échelle destinés à l’exploitation des eaux, en particulier la construction de barrages, peuvent aggraver l’impact des inondations et des sécheresses, compromettant les bases de subsistance de la population et restreignant encore davantage son accès à l’eau.


En Afrique du Sud, le Programme
«Working for Water» et de nouvelles lois sur l’eau mettent en évidence des approches permettant de juguler la
raréfaction de l’eau par une meilleure gestion des ressources naturelles. Grâce à ce programme, de nombreux Sud-Africains défavorisés ont pu trouver un emploi: ils éliminent les plantes buveuses exotiques qui envahissent certains cours d’eau et diminuent leur débit. Ces travaux vont permettre de fournir de l’eau à la population et à la nature sans que de nouveaux barrages soient nécessaires.


Eau et conditions sanitaires
Au cours de ces dix dernières années, l’approvisionnement en eau
et les conditions sanitaires se sont dégradées de 2 pour cent en Afrique rurale, et elles sont restées à un niveau médiocre dans les zones urbaines. Les régions arides et semi-arides, tout particulièrement en Afrique soudano-sahélienne et en Afrique du Nord, sont les plus exposées au phénomène de raréfaction de l’eau. Le caractère limité des ressources hydriques, de même que la demande croissante
d’eau pour la production agricole et industrielle, sont à l’origine d’une bonne partie des problèmes.


Eau et santé
Près de la moitié de la population africaine (778 millions de personnes en 1997) est touchée par l’une des six grandes maladies liées à l’eau. Le manque de préparation aux risques et de mesures préventives est un facteur aggravant: au Mozambique, un bon million de personnes ont été déplacées en raison des inondations de 1999/2000, qui ont fait un nombre indéterminé de victimes. Chaque jour, 650 personnes meurent de diarrhée en Afrique, principalement des enfants de moins de cinq ans. Plus de 10’000 personnes ont contracté le choléra en Afrique du Sud en 2001, lors de poussées épidémiques.


Eau et vie sauvage
Le fleuve Niger et les vastes plaines inondables qui le bordent abritent des espèces menacées telles que le lamantin d’Afrique de l’Ouest, l’hippopotame, le crocodile et la grue couronnée. Les eaux du Niger sont peuplées par 243 espèces de poissons de 36 familles différentes; 20 de ces espèces ne se rencontrent nulle part ailleurs dans le monde.
Le lac Malawi, appelé lac Niassa au Mozambique et Nyasa en Tanzanie, recèle l’ichtyofaune d’eau douce la plus riche de toute la planète. On trouve en effet dans ses eaux 14 pour cent des espèces de poissons d’eau douce répertoriées dans le monde, dont 99 pour cent sont endémiques à ce lac. Le lac Malawi offre en outre un
habitat à 188 espèces de mammifères, 140 espèces de reptiles et 90 espèces de batraciens.


•L’Afriquecompteàpeuprès800millionsd’habitants (13% de la population mondiale) et représente environ 2% de la production économique mondiale.
• Les 29% environ de la population du continent vit en Afrique de l’Ouest, 27% en Afrique de l’Est, 18% en Afrique du Nord, 17% en Afrique australe et 10% en Afrique centrale. L’Afrique du Nord est la région la plus urbanisée du continent, l’Afrique de l’Est la moins urbanisée.
• Globalement, ce sont les secteurs agricole et minier qui occupent le plus grand nombre de personnes. A peu près les deux tiers environ de la population d’Afrique australe tire son revenu de l’agriculture.
• De vastes régions désertiques ou de forêts denses sont presque inhabitées, tandis que la densité démographique est très élevée dans des pays comme le Nigeria ou des régions telles que la vallée du Nil et les Grands Lacs. Deux des plus grandes villes du monde – Le Caire et Lagos – se situent en Afrique.
• Les estimations sur le nombre de langues parlées sur le continent africain varient entre 700 et 3’000. Les principales langues quant au nombre de locuteurs sont les suivantes: afrikaans, akan, amharique, arabe, anglais, français, foufouldé, haoussa, igbo, malgache, oromo, portugais, rwanda, shona, somali, sotho, swahili, xhosa, yorouba et zoulou.
Source: Département américain de l’énergie http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/africa.html
WWF/John Newby
WWF/John Newby

Eau et sources de montagne
On qualifie souvent les montagnes de «châteaux d’eau» de la nature. En raison de leur masse et de leur forme, elles obligent les couches d’air à s’élever, les faisant se condenser en nuages, qui sont à l’origine des précipitations alimentant les cours d’eau. La Vallée du Rift, en Afrique de l’Est, s’étend du nord au sud sur une longueur de presque 4000 kilomètres et englobe le Kilimandjaro, qui culmine à près de 6000 mètres. La Guinée, avec le massif du Fouta Djallon et les Monts Nimba, compte pas moins de 1165 cours d’eau totalisant une longueur de 6500 kilomètres et répartis entre 23 bassins, dont 12 franchissent des frontières nationales. Du fait de leur rareté – comparativement à d’autres régions –, les zones de montagne et d’altitude du continent africain sont d’une grande importance pour l’alimentation des bassins versants.
La déforestation et le surpâturage peuvent considérablement réduire la disponibilité de l’eau provenant des zones humides de montagne. Ces zones humides sont importantes pour le maintien des niveaux hydrostatiques et l’alimentation des nappes phréatiques, qui fournissent l’eau prélevée aux puits, fontaines et robinets, ou dans les rivières, pour répondre aux besoins quotidiens de base. Sur toute la planète, les niveaux hydrostatiques baissent rapidement, dans une mesure comprise entre un et trente mètres, parfois plus. En certains endroits et à certaines saisons, une baisse d’un mètre du niveau de la nappe phréatique peut déjà compromettre sérieusement l’accès de la population à une eau qualitativement et quantitativement suffisante.
Eau et alimentation
Plus de 2’600 espèces de poissons d’eau douce ont été recensées en Afrique, et le poisson constitue les 21 pour cent de l’apport en protéines animales sur le continent, qui occupe à cet égard la seconde place après l’Extrême-Orient. En 1994, les prises en eau douce en Afrique subsaharienne se sont élevées à 1,6 million de tonnes – 40 pour cent du volume total pêché dans la région.
La majeure partie de l’eau dérivée pour l’utilisation humaine en Afrique est destinée à l’agriculture irriguée. Bien trop souvent, ces pratiques agricoles ont été mal planifiées et n’ont pas apporté les bénéfices qu’on en attendait pour les populations pauvres. Elles ont également réduit les vivres provenant de sources traditionnelles telles que les pêcheries fluviales, ainsi que les volumes alimentaires issus de modes traditionnels comme la mise en culture lorsque l’eau des crues se retire des plaines d’inondation.
Vers le changement
L’amélioration de l’accès à l’eau et des conditions sanitaires n’est qu’une partie de la solution. Les robinets et conduites sont simplement des mécanismes d’approvisionnement; l’eau ne peut être préservée en tant que ressource que par la préservation des zones humides, qui en sont la source, et des rivières et fleuves, qui la transportent.
La mise en place d’une gestion efficace des ressources hydriques en Afrique implique la participation représentative de tous les acteurs et la prise en compte du cycle de l’eau, de la qualité de l’eau et de la biodiversité qui y est liée. Parmi les premières étapes à mettre en œuvre:
• Instituer d’ici à 2010 des autorités multilatérales de gestion des bassins versants pour plus de 50 pour cent des 80 cours d’eau et lacs transfrontaliers d’Afrique;
• Etablir des plans nationaux de saine gestion et d’utilisation raisonnée des zones humides, et placer sous protection 50 millions d’hectares de zones humides d’eau douce en vue de préserver les bases de subsistance des populations locales, d’ici à 2010.
Le WWF a pour objectif de stopper la dégradation de l’environnement dans le monde et de construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature:
– en préservant la diversité biologique du globe,
– en garantissant une utilisation durable des ressources naturelles renouvelables,
– en encourageant des mesures destinées à réduire la pollution et la surconsommation.
Préserver la source de la vie
Pour tous renseignements:
WWF International
Tél: +41 22 364 9027 Fax: +41 22 364 0526 C/o WWF Pays-Bas
Tél: +31 30 693 7803 Fax: +31 30 691 2064
livingwaters@wwf.nl http://www.panda.org/livingwaters
www.
panda .org
© WWF/Denis Landenbergue © WWF/John Newby
Afrique
©Copyright 1986 du WWF – Fonds Mondial pour la Nature ® Marque déposée par le WWF Juillet 2002
© WWF/John Newby

Facts about water

Where is all of the Earth’s water?

The ocean holds about 97 percent of the Earth’s water; the remaining three percent is found in glaciers and ice, below the ground, in rivers and lakes.

The ocean
Of the world’s total water supply of about 332 million cubic miles of water, about 97 percent is found in the ocean.

The ocean holds about 97 percent of the Earth’s water; the remaining three percent is distributed in many different places, including glaciers and ice, below the ground, in rivers and lakes, and in the atmosphere.

According to the U.S. Geological Survey, there are over 332,519,000 cubic miles of water on the planet. A cubic mile is the volume of a cube measuring one mile on each side. Of this vast volume of water, NOAA’s National Geophysical Data Center estimates that 321,003,271 cubic miles is in the ocean. 

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Last updated: 02/26/21
Author: NOAA
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Les besoins en Eau vont exploser dans le Futur

Pourquoi les besoins en eau vont exploser dans le future

 

Plus de 36 pays font actuellement face à des difficultés d'approvisionnement en eau, alors que la demande devrait s'accroître de 50% d'ici 13 ans.
Plus de 36 pays font actuellement face à des difficultés d’approvisionnement en eau, alors que la demande devrait s’accroître de 50% d’ici 13 ans. © AFP
Selon l’ONU, la demande en eau augmentera de 50% d’ici 2030, notamment en raison des besoins de l’industrie, de l’énergie et de l’accroissement de la population.

C’est une évidence dont encore trop peu de gens ont conscience : l’eau est une ressource de plus en plus rare. Plus de 36 pays font actuellement face à des difficultés d’approvisionnement en eau, selon un rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) publié mercredi, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau. Et la situation se dégrade très vite.

Il y a un siècle, il y avait 15.000 mètres cubes d’eau disponible par habitant de la planète et par an. En 2030, il n’y en aura plus que 3.000 mètres cubes. Or, le minimum vital est à 1.800. Et cela pourrait arriver plus vite que prévu. Car si la masse d’eau sur la Terre est stable, la demande pour les ressources en eau, elle, pourrait croître de 50% d’ici 2030, essentiellement dans les villes, estime l’ONU dans un autre rapport. En cause : la croissance démographique, l’évolution des modes de consommation alimentaire ou encore les besoins accrus en énergie.

Parce que nous sommes de plus en plus nombreux

De 7,4 milliards aujourd’hui, la planète accueillera 8,5 milliards d’êtres humains en 2030 et entre 9 et 10 milliards en 2050, soit une augmentation de plus de 80 millions de personnes chaque année. Et forcément, plus il y a de monde, plus il y a de besoins. Or, à cette date, les deux tiers de l’humanité vivront dans des villes, majoritairement dans les pays en développement, tels que la Chine, l’Inde ou le Nigeria. Des zones qui sont déjà, à l’heure actuelle, en déficit hydrique.

Outre l’accès à l’eau potable ou aux toilettes, les besoins accrus d’eau seront également la conséquence de demandes indirectes, comme celles liées aux produits agricoles. Sauf que l’agriculture est le secteur le plus gourmand en eau. Il représente à lui seul 70% de l’ensemble de la consommation (contre 20% pour l’industrie et 10% pour les besoins domestiques). Si rien n’est fait pour rationaliser son utilisation dans l’agriculture, les besoins en eau devraient augmenter de 70 à 90% d’ici 2050, note ainsi le rapport mondial des Nations Unies sur l’évaluation des ressources en eau, datant de 2009.

Parce que notre alimentation évolue

Dans le même temps, les modes de consommation alimentaire sont en mutation constante. La demande en viande et en produits laitiers s’accroît dans les pays émergents, particulièrement en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique, en raison de l’augmentation du niveau de vie et… de la hausse de la population, évidemment. Quel est le rapport avec l’eau ? Et bien, produire un kilo de viande de bœuf nécessite près de 16.000 litres d’eau. En comparaison, un kilo de blé en demande 800 à 4.000.

Parce que nos besoins en énergie augmentent

La production de biocarburant, également en hausse ces dernières années, pèse aussi sur la demande en eau. On estime en effet que 1.000 à 4.000 litres d’eau sont nécessaires pour produire un seul litre de biocarburant. Par ailleurs, les besoins en énergie se développent eux aussi à un rythme accéléré. Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, la demande mondiale pourrait augmenter de 59% entre 2012 et 2030.

Et le réchauffement climatique, dans tout ça ?

Pour ne rien arranger à l’affaire, les changements climatiques vont considérablement participer à raréfier l’eau. La communauté scientifique s’accorde à dire que le réchauffement de la planète accélère le cycle hydraulique, ce qui se traduit dans les faits par une augmentation des niveaux d’évaporation et des précipitations. Si les effets de ces changements sur les ressources en eau sont pour l’heure encore incertains, il est possible que le manque d’eau ait des répercussions sur la qualité de l’eau, mais aussi sur la fréquence des sécheresses ou des inondations.

Si, en soit, il y aura en 2030 encore assez d’eau sur Terre pour satisfaire les besoins domestiques de l’humanité, le vrai problème est sa répartition sur la planète. Certains experts n’hésitent plus à pronostiquer qu’au 21ème siècle, l'”or bleu” sera l’une des principales sources de conflits entre États.

 

 

water issues in the world

https://www.un.org/en/sections/issues-depth/water/index.html

The right to water

One of the most important recent milestones has been the recognition in July 2010 by the United Nations General Assembly of the human right to water and sanitation. The Assembly recognized the right of every human being to have access to sufficient water for personal and domestic uses (between 50 and 100 litres of water per person per day), which must be safe, acceptable and affordable;(water costs should not exceed 3 per cent of household income), and physically accessible (the water source has to be within 1,000 metres of the home and collection time should not exceed 30 minutes).

Water and the Sustainable Development Goals

Sustainable Development Goal (SDG) 6 is to “Ensure availability and sustainable management of water and sanitation for all”.  The targets cover all aspects of both the water cycle and sanitation systems, and their achievement is designed to contribute to progress across a range of other SDGs, most notably on health, education, economics and the environment.

The UN and Water

The United Nations has long been addressing the global crisis caused by insufficient water supply to satisfy basic human needs and growing demands on the world’s water resources to meet human, commercial and agricultural needs.

The United Nations Water Conference (1977), the International Drinking Water Supply and Sanitation Decade (1981-1990), the International Conference on Water and the Environment (1992) and the Earth Summit (1992) — all focused on this vital resource.

The ‘Water for Life’ International Decade for Action 2005-2015 helped around 1.3 billion people in developing countries gain access to safe drinking water and drove progress on sanitation as part of the effort to meet the Millennium Development Goals.

Recent milestone agreements include the 2030 Agenda for Sustainable Development, the 2015-2030 Sendai Framework for Disaster Risk Reduction, the 2015 Addis Ababa Action Agenda on Financing for Development, and the 2015 Paris Agreement within the UN Convention Framework on Climate Change.

Water, Sanitation and Hygiene

Contaminated water and a lack of basic sanitation are undermining efforts to end extreme poverty and disease in the world’s poorest countries.

Currently, there are 2.3 billion people worldwide, who still do not have basic sanitation facilities such as toilets or latrines. According to the WHO/UNICEF Joint Monitoring Programme for Water Supply and Sanitation, at least 1.8 billion people world-wide are estimated to drink water that is not protected against contamination from faeces. An even greater number drink water, which is delivered through a system without adequate protection against sanitary hazards.

Unclean water and child mortality

Unclean water and poor sanitation are a leading cause of child mortality. Childhood diarrhoea is closely associated with insufficient water supply, inadequate sanitation, water contaminated with communicable disease agents, and poor hygiene practices. Diarrhoea is estimated to cause 1.5 million child deaths per year, mostly among children under five living in developing countries.

Improved sanitation and economic benefits

The links between lack of water and sanitation access and the development goals are clear, and the solutions to the problem are known and cost-effective. Research shows that every US $1 invested in improved sanitation translates into an average return of US $9. Those benefits are experienced specifically by poor children and in the disadvantaged communities that need them most.

Celebrating water resources

Every year, there are two UN international observances on water and sanitation: World Water Day, 22 March and World Toilet Day, 19 November. Each day is marked by a public campaign which is about raising awareness of the issues, focusing attention on a particular theme, and inspiring action.

The International Decade for Action, ‘Water for Sustainable Development,’ started on World Water Day, 22 March 2018, and will end on World Water Day, 22 March 2028.

The Decade is about accelerating efforts towards meeting water-related challenges, including limited access to safe water and sanitation, increasing pressure on water resources and ecosystems, and an exacerbated risk of droughts and floods.

Resources:

 

La France ne reconnaitra pas L acces a l eau potable comme un droit fondamental.

La France ne reconnaîtra pas l’accès à l’eau comme droit fondamental

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Le Sénat vient de manquer une occasion historique ! Depuis juin 2010, l’accès à l’eau et son assainissement a acquis devant les Nations unies le statut de droit de l’Homme. L’eau, comme disait Danièle Mitterrand, « c’est la vie », mais c’est aussi une condition minimale pour la dignité des plus démunis.

France Libertés et Coalition Eau ont coordonné de multiples associations caritatives et ONG qui, présentes sur le terrain, étaient conscientes de l’urgence d’agir pour faire reconnaître ce droit essentiel dans l’ordre juridique français. Elles sont parvenues à recueillir l’attention de certains députés, qui ont déposé une proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à une eau potable et saine. Adoptée à l’Assemblée, il semble pourtant que la proposition ait été enterrée, mercredi 22 février, par les sénateurs centristes et républicains.

Pourquoi cette loi ?

On pourrait s’étonner qu’en France il soit besoin d’introduire un droit d’accès à l’eau, tant il relève de l’évidence. 99 % des Français sont bien raccordés à un réseau de distribution. Il subsiste toutefois certains laissés-pour-compte, qui inquiètent les associations humanitaires. Au cœur de notre pays demeurent en effet, à la campagne comme à la ville, des personnes dont le statut marginal n’intéresse pas ou peu les pouvoirs publics. Insignifiants « statistiquement », il s’agit pourtant de centaines de milliers de femmes, hommes et enfants, qu’ils soient sans domicile fixe, réfugiés, gens du voyage, ou bien simples ménages résidant dans des habitations insalubres. La proposition de loi tentait également de pallier le problème des foyers qui, confrontés à des impayés, se voyaient couper l’accès à l’eau courante.

La France a encouragé la reconnaissance d’un droit à l’eau potable aux Nations unies, il est donc légitime et nécessaire qu’elle reconnaisse ce droit dans son propre ordre juridique, et qu’elle pourvoie à sa mise en œuvre effective.

Que contenait la proposition de loi ?

En plus de reconnaître juridiquement l’existence d’un droit à l’eau potable et saine, la proposition engageait toutes les collectivités territoriales à mettre à disposition des équipements de bains douches et toilettes municipaux de manière plus effective. Même si les points d’eau existent dans la quasi-totalité des communes, ils ne sont pas toujours assez nombreux, ni assez accessibles aux populations qui en ont besoin.

Ensuite et surtout, suivant les recommandations du Conseil d’Etat dans son rapport du 4 juin 2010 « L’eau et le droit », les députés proposaient que soient préférées des aides préventives pour l’accès à l’eau potable à une interdiction de principe, qui priverait pour motifs financiers des êtres humains d’une ressource indispensable à une vie digne. Ces aides auraient pris la forme d’allocations, financées par l’Etat, et non les collectivités territoriales.

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Obstruction parlementaire déraisonnée

Les sénateurs républicains et centristes ont émis plusieurs doutes quant à l’utilité et le bien-fondé de la loi au cours des débats, qui les ont conduit à détricoter le texte article par article, jusqu’à le rendre parfaitement vide d’intérêt. Au premier chef des craintes exprimées était l’absence de chiffrage de cette nouvelle obligation pesant sur les collectivités territoriales. Portée par le groupe écologiste, la proposition n’avait en outre pas fait l’objet d’une étude d’impact, habituellement de rigueur.

Ensuite, puisqu’il s’agissait d’un droit non-opposable, les administrés ne pouvant agir devant les tribunaux administratifs contre l’Etat pour non-respect dudit droit, le texte serait, toujours selon les mêmes, inutile et superficiel.

Enfin, les sénateurs Républicains affirment que des infrastructures existent déjà.

Cette argumentation peut avoir des charmes. Il faut pourtant démontrer qu’elle n’est que purement rhétorique, en 4 points :

– Il appartenait aux maires et aux autres collectivités territoriales de trouver les moyens qui leur semblaient bons pour répondre à la demande. Si les infrastructures existent dans la plupart des communes, il s’agissait simplement de les rendre plus accessibles. Une obligation peu contraignante à la charge des collectivités ! Les communes n’ont d’ailleurs jamais exprimé une quelconque réticence à l’égard de ce texte.

– Il est ironique que les sénateurs républicains demandent un chiffrage d’une telle proposition au moyen d’une étude d’impact. Outre que l’on puisse douter que le coût soit massif, il se trouve que les mêmes sénateurs avaient cherché à supprimer l’obligation faite au législateur d’accompagner ses projets/propositions de lois d’étude d’impact ! En la personne du sénateur Hugues Portelli, les Républicains invoquaient alors l’inutilité de ces études d’impact, rédigées la plupart du temps dans l’urgence, et sans grand apport technique. On ne saurait les démentir : le gouvernement s’était par exemple contenté d’additionner les PIB de chaque région fusionnée pour analyser l’impact de la loi relative à la délimitation des régions…

– La reconnaissance du droit d’accès à l’eau comme droit de l’Homme est un engagement international de la France, pris sous la présidence de Nicolas Sarkozy. La droite sénatoriale fait donc coup double : elle ne souhaite pas respecter les engagements internationaux de la France, et renie son propre héritage !

– Si le droit en question n’est pas opposable par les administrés, les associations agissant contre les communes ou l’Etat auraient toutefois pu, à l’appui de leurs demandes, invoquer l’existence juridique de ce droit. Cette reconnaissance n’avait donc pas qu’une valeur symbolique.

On le voit, la politique suit son cours, partisan et biaisé, alors qu’approchent les élections présidentielles, et que la possibilité pour ce droit de voir le jour est remise aux calendes grecques. Ce faisant, le Parlement rate une occasion symbolique et concrète d’apporter « une petite pierre fraternelle sur le chemin de l’humanité », comme le revendiquait le sénateur socialiste de la Gironde, Philippe Madrelle.

Clean water project in West Africa villages